Devenir Coach et Réussir : Le Guide Ultime 2019

Devenir coach et réussir dans ce domaine est l’ambition de plus en plus de personnes.

En effet, depuis quelques années, le coaching se répand et se démocratise toujours plus. De nombreuses personnes aspirent à donner du sens à leur vie en aidant leurs clients à atteindre leurs objectifs.

Cependant, être coach n’est pas chose facile au premier abord, lorsqu’on s’y est mal préparé !

Passer du status de salarié à celui de travailleur indépendant pour certains, apprendre un nouveau métier qui nous passionne pour d’autres…

Il s’agit dans tous les cas d’un changement de vie professionnel qui vient donc avec son lot d’obstacles.

C’est pour cette raison que j’ai voulu écrire ce guide pour vous aider à devenir un coach tout en évitant le maximum d’embûches.

Voici un accès rapide aux différents chapitres:

Chapitre 1Coaching : les basiques
Chapitre 2Comment devenir coach
Chapitre 3Les blocages psychologiques du coach
Chapitre 4Développer vos compétences de coaching
Chapitre 5Poser les bases de votre activité de coach
Chapitre 6Comment démarrer son entreprise de coaching
Chapitre 7Les bases de la communication du coach
Chapitre 8Pérenniser votre activité de coach
Chapitre 9Source d’inspiration pour les coaches

Chapitre 1 – Coaching : les basiques

Qu’est-ce que le coaching ?

Selon le Grand Robert, le coaching est une : « Démarche d’accompagnement personnalisé (d’un dirigeant, d’une équipe) visant à atteindre le meilleur niveau de réussite professionnelle et d’épanouissement. »

De ce fait, le coaching reste une dénomination générale qui inclut de nombreuses formes d’accompagnement.

Le coaching peut s’adresser à des cibles différentes (entreprises, particuliers) et sur des sujets variés (remise en forme, amour, perte de poids, entrepreneuriat).

Le coaching aujourd’hui n’est pas une appellation protégée et tout le monde peut se dire coach.

C’est une idée également défendue par le site : https://decoder-la-reussite.fr/devenir-coach-de-vie/ dans la section « Une certification : qu’est-ce que cela vaut ? ».

Cependant, certaines règles de déontologies ont été proposées par exemple par le site Coaching-go : http://www.coaching-go.com/code-de-deontologie/.

Quelle est la différence entre coaching et psychologie/psychiatrie

Le coaching sert avant tout à proposer un accompagnement dans la durée et des solutions pratiques à un client. De façon plus imagée, le coaching est le moyen qui permet à un particulier ou à une entreprise d’atteindre un but.

Tandis que la psychologie et la psychiatrie sont davantage tournées vers la compréhension du fonctionnement de l’esprit du patient et sur les mécanismes personnels ou interpersonnels mis en place consciemment ou non par la personne.

Si l’un se focalise sur le comment, l’autre est davantage relié au pourquoi de l’individu.

Quelle est la différence entre coaching et mentoring

Le coaching sert avant tout à apporter des méthodologies concrètes à votre client. Mais, si vous devez maitriser la mise en pratique de ces méthodes, rien ne vous oblige à les avoir appliquées vous-mêmes.

Un mentor au contraire va utiliser sa propre expérience comme source primaire de laquelle découlent tous ses conseils.

La principale différence entre le coaching et le mentoring est donc l’expérience.

Quelle est la différence entre le coaching et le consulting

Le coach est là pour donner des conseils mais son rôle s’arrête à la mise en application de ceux-ci. Il ne peut pas agir à la place de son client. Il pratique du « done for you ».

Le consultant en revanche va mettre en place différents processus et donner un résultat clé en main. Il pratique du « done with you ».

Les deux se différencient par la mise en application des concepts.

En résumé

Le coaching se focalise sur le comment, il ne nécessite pas d’expérience particulière mais une bonne connaissance théorique et pratique et sert à proposer au client une méthode pour atteindre ses objectifs.

Les chiffres liés au coaching

Avec plus de 105 millions d’euros générés en 2010 et environs 1500 professionnels (dont 450 accrédités par des organisations de référence) en France (selon http://www.sfcoach.org/donnees-cles) l’industrie du coaching se porte très bien.

De plus, l’étude de https://coachfederation.org/app/uploads/2017/12/2016ICFGlobalCoachingStudy_ExecutiveSummary_FRENCH.pdf démontre que certaines personnes utilisent des compétences de coaching sans exercer cette profession à part entière (exemple : cadres d’entreprise, RH).

De ce fait, vous avez également la possibilité de développer certaines de ces compétences sans pour autant devoir en faire votre activité principale.

Par ailleurs si vous êtes intéressés par une étude plus globale à propos des tendances du coaching, allez voir cette étude qui est extrêmement complète !

Chapitre 2 – Comment devenir coach ?

Où et auprès de qui se former ?

Déjà un premier point (et non des moindres), toutes les formations ne se valent pas. Vous trouverez sur Internet de nombreuses formations (parfois vendues par des infopreneurs ou par des institutions).

Ce que je vous conseille, c’est de vous tourner vers des institutions reconnues pour être reconnu en tant que professionnel dans le coaching. Cependant, si vous ressentez des affinités avec tel ou tel formateur, libre à vous de vous former avec ces personnes en parallèle.

Renseignez vous sur les différentes accréditations et leur reconnaissance (nationale, internationale, interne…) ainsi que la réputation de telle ou telle formation et ne vous vous lancez pas immédiatement dans la première formation que vous verrez.

Quel arbitrage entre formation et expérience ?

Si la formation est extrêmement importante, vous devez aussi vous renseignez au quotidien sur votre domaine d’activité et ne pas tenir votre expérience comme acquise. Soyez ouvert au changement et voyez la formation comme une partie à part entière de votre expérience de coach.

Cependant, vous ne devez pas non plus rester dans votre tour d’ivoire : pratiquez et surtout apprenez de chacune des situations que vous pourrez observer.

En cela, vos clients sont une véritable mine d’or car ils vous permettent d’avoir des retours en direct sur vos prestations. Prenez l’habitude de poser ces questions à vos clients :

  • Avant le coaching
    1. Quels sont vos objectifs ?
    2. Pourquoi êtes vous venus me voir ?
    3. A quoi est-ce que vous vous attendez/quel résultats souhaitez vous avoir ?
  • Après le coaching
    1. Quels sont les points forts/points faibles de cette période de coaching ?
    2. Recommanderiez-vous mes prestations à une personne ?
    3. Quel est  LE truc qui améliorerait encore cette prestation ?

Coach coachable ?

En devenant coach, vous avez tout intérêt également à vous faire accompagner par d’autres professionnels qui vous aideront dans votre pratique. Etre vous-même suivi par un coach peut vous sembler étrange, voire ridicule.

Mais, si vous laissez votre égo de coté deux minutes, vous constaterez que le fait d’être entouré de professionnels est un avantage car outre d’apprendre de leurs expériences, vous pouvez également assez facilement vous recentrer sur votre activité et être sur de toujours prodiguer du contenu qualitatif.

Votre qualité de professionnel ne dépend pas de votre capacité à apprendre seul et à faire bande à part – image véhiculée à tord par le mythe du self-made man.

Apprendre de quelqu’un d’autre et vous faire aider est au contraire un moyen d’avancer plus vite en proposant à vos clients un accompagnement plus qualitatif.

Quelle structure juridique pour un coach ?

Vous pouvez exercer votre activité de coach avec différents types de structures. Ce choix dépend de votre type d’activité et du chiffre d’affaire que vous générez.

Je vous invite à consulter l’article DEVENIR ENTREPRENEUR ET REUSSIR : LE GUIDE ULTIME 2019 afin d’avoir davantage de précisions sur l’activité d’entrepreneur.

Cependant, vous pouvez également exercer votre activité exclusivement au sein d’une entreprise.

De ce fait, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • vous pouvez devenir salarié de cette entreprise
  • ou agir comme prestataire en conservant votre statut d’indépendant.

Chapitre 3 – Les blocages psychologiques du coach

Le syndrome de l’imposteur

En démarrant votre activité de coach, vous rencontrerez probablement des blocages psychologiques comme le syndrome de l’imposteur.

Ce syndrome sera d’autant plus renforcé que vous aurez un statut de figure d’autorité ou de conseil aux yeux de votre client.

Le meilleur moyen d’y faire face est d’accepter que ce syndrome existe et vous prouver par vos actions que vous êtes capable d’y faire face et d’avancer malgré la peur et le sentiment que vous n’êtes pas à la hauteur.

Demandez vous si ces doutes sont réellement légitimes puis listez les actions que vous devriez mettre en place pour annihiler ces doutes et… passez à l’action.

Le biais de confirmation

Ce que vous pensez influence potentiellement votre façon d’exercer votre activité de coach. En effet, en fonction de ce que votre client va dire, vous aurez naturellement tendance à entendre ce qui confirme vos croyances déjà existantes.

Pour faire face à cela, il faut vous détacher au maximum de ce que vous croyez et admettre que parfois vous ne possédez pas toutes les informations pour traiter efficacement une situation.

Vous êtes coach certes, mais vous n’êtes pas omniscient.

Et votre rôle n’est pas de proposer ni une analyse ni une réponse toute faite à votre client mais d’accompagner efficacement la personne dans un processus de réflexion et d’action qui n’est propre qu’à elle-même.

Souvenez-vous : ce n’est pas parce que vous croyiez au père Noël qu’il existe réellement.

Acceptez et faites votre cette maxime de Socrate : la seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien !

La déconnexion avec le monde

En devenant coach et en évoluant dans un univers où votre entourage professionnel aura les mêmes problématiques que vous, vous pouvez avoir une vision biaisée de la réalité.

Mais, parler en long et en large de la théorie et des différentes thèses dans votre domaine ne vous donnera malheureusement pas de compétences pratiques.

L’apprentissage et la compétence viennent en grande partie de votre confrontation au marché, et à fortiori à votre audience.

C’est pour cette raison que vous devez faire attention à équilibrer votre entourage et à ne pas considérer comme une valeur absolue ce que vous avez pu apprendre.

Par exemple :

si vous vous spécialisez en diététique, ce n’est pas parce que vous connaissez le nom de tous les sucres qui composent une pâtisserie que vous devez attendre de votre client une connaissance identique.

Plus encore :

parler en des termes techniques et chercher à tout prix à étaler votre savoir ne servira à rien : rappelez vous, votre but est uniquement d’apporter à votre client une réponse à un problème.

Chapitre 4 – Développer vos compétences de coaching

Les compétences humaines dont vous avez besoin.

Pour devenir un coach compétent, outre vos connaissances sur votre sujet, vous devez aussi posséder certaines compétences humaines comme l’écoute, la compréhension ou l’empathie.

Votre rôle en effet est de créer un climat de confiance dans lequel votre client va s’épanouir et pourra se confier sans crainte d’être jugé. Loin d’être une figure d’autorité ou professionnelle, le coach est à de nombreux égards une personne à laquelle on se confie.

Au delà de vos compétences techniques, ce sont vraiment vos qualités humaines qui vous rendront irremplaçable.

La partie marketing du coaching

En tant que coach, vous devrez également maitriser les fondamentaux de la vente et du marketing. En effet, surtout si vous êtes indépendant, peu de monde viendra naturellement à vous

Faisons un exercice tout simple :

La plupart d’entre nous aimons envisager le réseau comme le nombre de cartes de visites ou d’amis Facebook qu’on a.

Or, répondez franchement à ces questions :

  • Combien de ces personnes vous connaissent réellement dans la vie ?
  • Avec combien échangez vous occasionnellement (1 fois par mois) ? Régulièrement (une fois par semaine) ?
  • Combien vous font confiance ?
  • Combien seraient intéressées par vos offres ?
  • Combien sont prêtes à vous recommander ?

Malheureusement, lorsque  vous faites ce constat, le résultat est plutôt amer.

Mais, rassurez-vous, c’est totalement normal.

C’est pourquoi, pour pallier à ce manque de visibilité effective, je vous invite à développer des compétences en marketing et en vente pour pouvoir vous-mêmes attirer et captiver l’attention de votre audience cible potentielle.

Vos connaissances spécifiques

L’ensemble des connaissances que vous avez acquises soit d’un point de vue académique, soit par des formations, ou encore sur le terrain constitue votre base de travail principale.

Dans les connaissances spécifiques dont vous devez disposer, vous devez à la fois avoir un socle commun de compétences mais également des connaissances pointues qui concernent uniquement votre audience.

Vos connaissances générales seront certes nécessaires mais pas suffisantes pour fidéliser votre clientèle.

Ce qui fera la différence, outre vos compétences humaines, c’est votre capacité à résoudre un besoin spécifique dans un domaine pointu (exemple : l’addiction au sucre chez les enfants de moins de 10 ans).

Les compétences annexes dont vous allez avoir besoin

En plus de toutes les compétences précédemment citées qui sont nécessaires à votre activité, vous devrez maitriser plusieurs compétences diverses.

Cette observation est d’autant plus flagrante que vous serez seul à gérer les différentes situations (taxes, relations clients…) et personne ne sera là pour vous aider (hormis évidemment si vous avez fait le choix de vous associer ou de déléguer dès le départ).

C’est pour cette raison que je vous mets le lien ici d’une vidéo que j’avais tourné à mes débuts qui explique les différents métiers à maitriser en plus de son activité principale.

Chapitre 5 – Poser les bases de votre activité de coach

Définissez votre domaine d’activité

Lorsque vous pensez coaching, vous avez immédiatement en tête les catégories les plus en vogue en ce moment : coaching sportif, de vie, en entreprise ou encore en nutrition.

Cependant, les domaines dans lesquels vous pouvez exercer sont bien plus vastes et vous pouvez trouver des coachs dans tous les domaines d’activité possibles.

Pour rappel toutefois, il existe 3 grands domaines d’activité qui concentrent l’attention et le potentiel économique :

  • Le make-money (ou comment gagner de l’argent : paris sportifs, trading, MLM…)
  • Les relations (séduction, relations interpersonnelles, charisme)
  • Le bien être (santé, sport, nutrition, gestion du stress)

Par exemple : voici une interview avec Anam qui s’est lancée dans le coaching immobilier et qui génère aujourd’hui de très beaux résultats dans cette industrie.

Le corrélat à cette première réflexion est la définition de votre public cible.

Vous devez à tout prix vous demander:

  • QUI est votre client ?
  • Et quels sont ses besoins ?

Mais au-delà de ça, vous devez faire un réel travail en tant que coach sur la  compréhension de ses aspirations, ses croyances, ses éventuels points de blocage et biais.

Ce travail préliminaire vous permettra de cibler le client le plus pertinent pour votre entreprise en amont de votre travail pour un marketing plus efficace.

En outre, votre aide sera plus pertinente, mieux ciblée et vous aurez très vite intériorisé la plupart des questions types que votre prospect potentiel est susceptible de vous poser.

Enfin, quel est le type d’accompagnement que vous souhaitez délivrer ? Est-ce davantage du conseil, du mentoring, un accompagnement dans une perspective plus large ou même une offre au service (ou complété par) d’autres prestations ou offres (vente de produits dérivés, offre de consulting…)

Comprendre le type d’accompagnement que vous souhaitez délivrer vous permettra de délimiter vos offres et de ne pas vous éparpiller dans des détails inutiles ou de développer votre offre à tel point que ça outrepasserait votre projet initial.

Etablissez clairement vos prestations et le tarif associé

Maintenant que vous avez défini les bases de votre activité, vous devez vous poser la question du tarif qui y est associé : combien êtes-vous prêt à facturer votre prestation ?

Pour moi, si vous vous lancez de rien et que vous découvrez l’activité de coaching, je vous recommande déjà d’offrir une première séance à vos clients ou d’accompagner gratuitement certaines personnes de votre réseau pour parfaire vos connaissances.

Par la suite, vous devrez établir vos tarifs. Pour cela je vous invite à ne pas sous évaluer vos prestations pour deux raisons :

  • Déjà, votre client n’attribuera pas à ce produit la valeur réelle que vous pouvez apporter et n’aura pas le même rapport au produit que s’il l’avait payé à sa juste valeur. En bradant vos prix vous envoyez le message ‘mon produit n’est pas suffisant’.
  • De plus, vous aurez moins de temps et d’énergie à accorder à votre client. Parce que les questions financières resteront dans votre tête, il est probable que vous passiez votre temps à chercher de nouveaux clients et à les prospecter au lieu de concentrer votre énergie sur les clients déjà existants et chercher à leur apporter de la valeur.

Dans ce tarif, vous devez à tout prix prendre en compte temps de prospection.

En effet, si vous accompagnez une personne 1h30 par semaine, le reste du temps, lorsque vous n’avez pas de clients, vous devez faire des recherches, développer votre marketing, éventuellement vous déplacer au domicile ou dans un lieu défini par votre client…

Or, prendre en compte l’heure de coaching sans évaluer également tout le temps passé sur les différentes activités nécessaires à votre entreprise est un mauvais calcul encore une fois qui pousse à sous évaluer ses prestations.

En termes de référentiel, renseignez vous sur les tendances de votre marché, établissez votre propre grille de tarifs et ne descendez pas en dessous.

Chapitre 6 – Comment démarrer son entreprise de coaching

Trouver ses premiers clients

Afin de trouver vos tous premiers clients je vous invite à vous adresser à votre réseau (que ce soit professionnel, scolaire, familial) et à proposer vos prestations à des personnes qui ont identifié d’elles mêmes un besoin qu’elles cherchent à combler.

Certaines personnes me demanderont si ce ne serait pas plus simple d’utiliser le marketing en ligne pour toucher davantage de personnes, mais à mon avis il vaut mieux débuter en travaillant avec des personnes qui ont déjà une relation de confiance avec vous et qui seront plus à même de vous donner un feedback sur vos actions.

Travailler seul ?

Lorsque vous devenez coach, l’un des risques est de s’isoler et de faire cavalier seul.

Cependant, dans votre activité et surtout au début, vous gagnerez beaucoup à être accompagné par une ou plusieurs personnes ayant le même type de problématiques et susceptibles de vous aider ou de vous épauler dans un coup dur ou un cas particulièrement difficile.

Sur la question du travail en tant que tel, à vous de voir selon vos préférences de quelle façon vous préférez exercer votre activité.

Chapitre 7 – Les bases de la communication du coach

Comment communiquer avec votre client

Avant tout vous devez vous soucier de votre communication avec le client et l’audience et ce pour deux raisons :

Dans un premier temps pour ce que ça dit de vous, en communiquant avec votre client vous allez laisser apparaitre les valeurs que vous souhaitez incarner consciemment ou inconsciemment.

De plus votre communication va influencer à plus ou moins grande échelle l’attitude de votre client envers vous. Si vous réussissez à créer un climat de confiance et d’ouverture, vous aurez davantage de chance de recueillir des confidences profondes qui vous aideront à proposer une prestation optimale.

C’est pourquoi privilégiez l’écoute active et les questions ouvertes qui laissent à votre locuteur toute l’opportunité de s’exprimer et de développer ses arguments et réflexions.

Comment se communiquer

En tant que coach tout comme tout métier qui requiert un branding personnalisé, vous devez faire attention à adapter votre niveau de communication à différentes situations.

Face à une audience qui n’est sensibilisée ni à vous ni à ce sujet, vous devez avant tout montrer l’existence et la pertinence du besoin que vous traitez.

Face à une audience qui ne vous connaît pas mais qui est déjà engagée dans le sujet que vous traitez, votre objectif est de vous faire connaître et de retenir l’attention. Votre rôle est d’impacter ces personnes pour qu’elles se souviennent de vous. Vous devez montre que vous apportez de la plus value.

Face à une audience qui vous connaît mais ne se sent pas engagée, le but est de créer un esprit d’engagement ; certains biais cognitifs comme le biais de tribalisme permettent justement d’atteindre ce but en poussant la personne à s’identifier à une communauté.

Face à une audience qui vous suit activement l’objectif est de monétiser cette relation en faisant passer une personne très intéressée à client.

Face à vos clients, l’objectif est d’être et de conserver la figure d’autorité sur le domaine dans lequel vous exercez. Pour cela, vous devez apporter de la valeur à vos clients et tenir les engagements pris avec ces personnes.

Chapitre 8 – Pérennisez votre activité de coach.

Comment se différencier

Si vous avez déjà effectué la recherche « coaching + votre nom de ville », vous vous êtes probablement rendu compte qu’il existe un nombre pléthorique de coachs en tout genre pas loin de chez vous.

Du jeune actif qui veut donner du sens à sa vie au consultant sénior qui veut changer de carrière ou encore la maman qui veut dégager du temps pour ses enfants, de nombreuses personnes vont voir le coaching comme une activité attractive.

Dès lors comment se faire une place et se différencier de toutes les personnes qui sont dans la même branche d’activité ?

Très simple, votre différenciation va passer non seulement par votre compétence (connaissances théoriques, expériences, capacité d’accompagnement…) mais aussi par votre personal branding  (quelle image est-ce que vous véhiculez, quelles valeurs, quelles émotions) et enfin votre offre (audience cible, méthodes employées, zone géographique).

Se différencier vous permettra de vous positionner comme la seule et l’unique figure d’autorité de votre audience.

En effet, en vous positionnant le plus précisément possible, vous pourrez ainsi apparaître comme LA solution d’un petit groupe de personne qui sera prête à vous recommander et à travailler avec vous sur le long terme plutôt qu’une personne parmi la multitude qui est facilement remplaçable.

N’ayez pas peur d’être clivant aux yeux de votre audience.

Facturer au juste prix

La plupart des coachs qui débutent ont peur de facturer leurs prestations à un prix juste qui leur permettrait de durer sur le temps et de se focaliser sur leurs clients.

En effet, si vous ne voulez pas passer votre vie à courir après vos clients, vous devez compter dans votre facturation non seulement le prix de vos prestations (temps de coaching et éventuel matériel mis à disposition) mais aussi le temps passé en marketing, en prospection.

Cela pourrait vous sembler étrange : pourquoi est-ce que votre client aurait à payer pour quelque chose dont il ne bénéficie pas ?

Tout simplement parce que la prise en compte de ces besoins vous permet de vous focaliser davantage de temps sur les besoins de votre client sans pour autant mettre en danger votre société par manque de revenus.

Cependant, augmenter indéfiniment les prix de vos prestations ne sert à rien si vous ne délivrez pas de la qualité en retour. Cherchez le meilleur dans vos prestations pour satisfaire vos clients non seulement sur le court mais aussi sur le long terme.

Délivrez de la qualité à vos clients

Le dernier point et non des moindres, c’est de délivrer de la qualité à vos clients. Cette partie se base sur différents critères :

Les résultats immédiats

La plupart des offres se traduisent dans un programme d’accompagnement sur une période donnée (3 mois, 1 an, 5 ans).

Est-ce que la promesse faite au début de votre accompagnement est atteignable grâce à vos prestations ?

Dans quelle mesure pouvez-vous garantir les résultats que vous promettez à vos clients ?

En combien de temps les résultats seront-ils perceptibles ?

Les résultats sur le long terme

Comment est-ce que votre accompagnement permet à votre client de maintenir ses résultats ?

Doit-il continuer à acheter vos services ou au contraire lui permettez-vous de continuer par lui-même son travail ?

Comment est-ce que vous assurez la période post coaching ?

L’applicabilité après la prestation

Dans quelles circonstances cette formation est-elle applicable ?

Y a-t-il des pré requis ou des attentes précises liées à la bonne application de ce coaching ?

Il faut que cet accompagnement soit bénéfique dans le cadre défini par votre offre (au travail, en famille, sur votre corps).

La personnalisation

Ce modèle est-il réplicable d’une personne à une autre ?

Répond-il aux besoins profonds du client ?

Est-il adapté à ses besoins ?

Plus votre client aura la certitude que vous avez cerné ses besoins et envies en profondeur (mieux que personne), plus il sera disposé à vous accorder sa confiance et valider la qualité de la formation.

Les ressources mises à disposition

Offrez-vous des produits complémentaires ?

Envoyez-vous des synthèses, des comptes rendus audios/vidéos à votre client à la fin de chaque séance ?

Recommandez-vous des lectures, des vidéos, des conférenciers à votre client ?

En un mot comment faites vous pour que votre client puisse se former même en dehors de votre coaching ?

Quelques exemples de produits complémentaires que vous pouvez proposer :

  • Des vidéos de vos entretiens
  • Des synthèses des coachings
  • Une bibliographie/sitographie
  • Des références complémentaires aux séances
  • Des produits spécifiques à vos clients.

En délivrant de la qualité non seulement lors de votre formation mais aussi en dehors, vous assurez à votre client le meilleur suivi possible parce que vous vous assurez de la stabilisation de ses résultats sur le long terme du moment qu’il passe à l’action.

Chapitre 9 – Sources d’inspiration

10 citations liées au coaching

On ne peut rien apprendre aux gens. On peut seulement les aider à découvrir qu’ils possèdent déjà en eux tout ce qui est à apprendre.

Galilée

En devenant coach (que ce soit sportif, de vie, d’entreprise), vous devez absolument comprendre que votre rôle est avant tout d’aider les personnes à trouver la réponse à leur problématique d’eux-mêmes.

Quand bien même vous utilisez des outils tels que la Programmation Neuro-Linguistique ou que vous avez fait des études très longues pour acquérir ce statut, vous devez absolument dissocier votre égo du fait que vous allez changer la vie d’une personne.

Votre rôle est seulement et uniquement d’être un soutien dans un changement que la personne a entamé elle-même.

L’une des meilleures façons d’aider quelqu’un est de lui donner une responsabilité et de lui faire savoir que vous lui faites confiance.

Booker T Washington

En tant que coach, materner vos clients et leur apporter des réponses toutes faites à vos clients sera moins productif que de les mettre dans une situation et de leur montrer qu’ils peuvent avoir des résultats positifs.

L’œil voit seulement ce qu’il est préparé à comprendre.

Bergson

Votre objectif en tant que coach est certes d’apporter un résultat final à votre client mais il faut se souvenir que la volonté consciente et les désirs inconscients de votre interlocuteur peuvent parfois diverger et s’opposer.

Prenez le temps de vous poser la question de « qu’est-ce que veut réellement mon client » et lui apporter un soutien et une aide dans ses ambitions réelles.

Le plus grand bien que nous puissions faire aux autres n’est pas de leur communiquer notre richesse, mais de leur révéler la leur.

Lavelle

Ce point rejoint l’idée de la première citation mais vous devez à tout prix dissocier votre égo de votre rôle de coach. Se positionner en auditeur bien plus qu’en orateur et chercher à comprendre l’autre au lieu de tirer sans cesse des parallèles avec sa propre histoire.

Et, si vous souhaitez utiliser tout de même du storytelling dans votre approche, demandez-vous sincèrement est-ce que cette anecdote sera profitable et pertinente dans l’accompagnement de votre client.

Si vous ne commettez pas d’erreur, c’est que vous ne travaillez pas assez dur sur les problèmes.

Wilczek

Voici une philosophie qui vaut autant pour vous en tant que coach que pour vos clients.

Ne pas fustiger les erreurs mais tenter de les comprendre et apporter à votre client (ou à vous-même) des clés d’analyse qui vous permettront de ne plus recommencer est important. L’objectif n’est pas de devenir parfait mais de comprendre ses éventuels manquements afin de les remplir.

La vision ne mène à rien, à moins qu’elle ne se conjugue avec l’aventure. Il ne suffit pas de regarder en haut des escaliers, il faut se mettre à monter les marches.

Havner

Lors de votre accompagnement, votre but, outre de faire prendre confiance en lui à votre prospect, est de le pousser à agir.

Agir par lui-même lui permettra de mettre en place des actions dans l’instant présent au lieu de rester à de simples déclarations d’intention sans volonté de résultat.

Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions.

Confucius

Encore une fois, on en revient à la constatation : vous ne pouvez pas pousser l’autre à changer. Votre objectif est d’accompagner de votre mieux ce changement en fonction des questionnements et objectifs de votre client.

Votre objectif est d’accompagner de votre mieux ce changement en fonction des questionnements et objectifs de votre client.

La connaissance, c’est l’expérience. Tout le reste n’est qu’information.

Einstein

Développez une réelle expertise à force de pratique auprès de vos clients. Pratiquez sans relâche et cherchez à améliorer, confirmer ou infirmer les savoirs et connaissances que vous avez acquises.

L’homme nait bien avec des yeux, mais seule une longue éducation peut lui apprendre à voir.

Gropius

En tant que coach vous ne devez pas tenir pour acquis l’idée que votre client sait exactement ce que vous voulez lui communiquer. La plupart des personnes ne partageront pas forcément votre culture ou votre goût pour un sujet donné.

Votre rôle c’est de donner à votre client non pas un tas de formules et de réflexions stériles associées à ces termes mais une aide concrète, simple et applicable qui lui permettra d’atteindre ce qu’il désire.

Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite.

Ford

Cette citation est là pour vous rappeler l’importance de travailler sur le long terme au lieu de chercher uniquement un résultat court-termiste qui n’ira pas en profondeur.

Créer une relation de confiance et travailler de concert vers la réalisation d’un objectif commun est nécessaire pour avancer.

3 livres et revues pour devenir un coach de qualité

  • LENHARDT, Vincent, Les responsables porteurs de sens culture et pratique du coaching et du team-building, [2e édition enrichie]., Paris, INSEP, 2002. Ce livre vous apportera les bases du coaching et des méthodes que vous devez employer pour développer votre activité.
  • CLOET, Héloïse et VERNAZOBRES, Philippe, « Le marché français du coaching », Revue internationale de psychosociologie, 2011, 37-69 p., p. 3769. Cette revue vous apportera une vision global du marché du coaching et par conséquent des potentielles opportunités que vous pourriez saisir en terme de niche/modèle d’activité.
  • Comment se faire des amis, Dale Carnegie qui revient sur les bases de la communication interpersonnelle. Ce livre vous permettra de savoir communiquer efficacement et de façon non violente avec votre interlocuteur.

Conclusion

C’était donc mon guide sur devenir un coach et réussir.

Maintenant j’ai une faveur à vous demander.

Pourriez-vous me dire ce que vous avez pensé de ce guide?

Ou peut-être que j’ai oublié d’aborder quelque chose.

Faite-le moi savoir en laissant un commentaire ci-dessous.

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